La conscience, nous l' avons vu, afin d' exister et d' être pleinement, ne peut pas ne pas être. Si elle est nécessaire, elle doit également être auto-suffisante ; elle n' aurait pas besoin de l' extérieur pour exister, elle serait donc toute intérieure. Mais n' avons-nous pas dit que la conscience semblait s' extérioriser ? Il faut ici considérer l' inconscient en tant qu' extériorité, dans le sens qu' il est soumis à la contingence de la réalité, qu' il est la négative de la conscience. Puisqu' il n' a pas une essence, tout peut y pénétrer.
Il faut maintenant comprendre pourquoi la conscience peut réfléchir sur elle-même. En "agissant" ainsi, la conscience semble se sortir de son intériorité, pour s' observer en tant que conscience. Descartes avait opéré à ce titre dans l' exercice provisoire du doute hyperbolique (je pense donc je suis). Il prenait conscience de sa propre conscience en ne remettant *en doute que le fait de l' activité de sa conscience en train de douter. Ainsi, il est légitime de se demander si un devenir de la conscience est possible. Oui, elle peut l' être, si la conscience se mélange avec l' inconscient.
*ici, le correcteur a rajouté "pas", suis pas d' accord...
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