Nous nous demandons : " Qu' est-ce que l' inconscient psychique ?" Nous répondons que c' est la conscience qui n' est plus, qui est endormie. Quelle est l' essence de cette conscience qui fait en sorte qu' elle soit et puisse en même temps ne pas être ? En quoi cette essence la ferait-elle exister ? Quelle est la substance commune à trouver entre l' inconscience et la conscience ? En ontologie, les philosophes ont parfois admis cette contradiction en la résolvant avec un principe régulateur du chaos (LOGOS), ou en imaginant un dualisme radical - Platon, le monde des Idées (essence) et le monde sensible (réalité)-. Bien que les Grecs ne parlaient pas de la notion d' inconscient, ils avaient bien senti que la conscience pouvait se détourner d' elle-même, en laissant émerger les passions, les sentiments, le côté sensible de l' homme.
On remarque donc ici une certaine intériorité que l' on attribue aux mouvements de notre inconscience et une certaine extériorité quant à celui de la conscience. Cependant, si on applique pareille dichotomie, comment considérer ce tout ? Faut-il opérer analytiquement, en considérant ces deux parties en tant qu' objet pour la science humaine, à la manière toute révolutionnaire, de Freud ? Sommes-nous satisfaits de n' observer que les fonctions respectives du conscient et de l' inconscient ?
Cependant, dans ces mouvements d' intériorité et d' extériorité, nous pouvons peut-être déterminer en quoi la notion d' inconscient psychique n' est pas contradictoire. Au lieu de considérer ce qui peut animer la conscience, voyons ce qui peut ne pas l' animer, ou plutôt ce qui va empêcher sa mobilité.
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