Si je me considère en tant qu' animal raisonnable, j' implique par là que j' ai un côté sensible et intellectuel. Si on estime qu' on tend à toujours plus d' intellectualité, à davantage de dépassement de soi-même, alors on peut aussi entendre par là une meilleure connaissance de l' être humain, et un meilleur approfondissement de la notion d' inconscient. Nous l' avons vu, la science humaine permet cette connaissance. Cependant, si on observe l' inconscient ou la conscience en tant qu' objets, n' opérons-nous pas une intelligence passive ?
Seule la raison tout entière et sans support technique devrait intervenir. Elle pourrait douter de cet inconscient, afin de pouvoir le prouver, " à la manière cartésienne".
Aristote disait de tout être vivant qu' il était d' abord un être en puissance (de devenir quelque chose) avant d' être en acte. Il confirmait que l' homme tendait à davantage d' actualisation, et c' est précisément ce qui le distinguait des animaux. Aristote avait ordonné une classification de tous les êtres vivants. L' inconscient dont il est sujet ici pourrait bien s' imprégner de l' être en puissance.
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