"Pensées"

Vendredi 17 mars 2006

Un ciel bleu vif, nuages ouvrant le Royaume des Cieux, le gouffre à l' envers des Cieux, la lumière toute fine, jaune par endroit.

Une autre lumière, blanche qui transperce le coeur des nuages. Les arbres aux troncs verts.

Les coups de pinceaux des arbres se mêlent à l' azur, l' eau qui murmure quelques sillons, la douceur de l' horizon dégagé, la douceur sur les plantes, la douceur jusqu' aux derniers traits de l' horizon. Ces 3 sillons sur l' eau, ce dessin onduleux mais marquant un demi-cercle, l' arbre à nouveau, prolonge dans sa sève le fruit de la terre et l' exhibe à l' extérieur, un vert comme en peinture à l' huile. Le brun par-dessus le vert, et c' est du satin. C' est la lumière qui fait briller le satin. L' approche, le toucher de ce tronc vert, c' est l' essence de l' arbre, le vert brut. L' odeur de cet arbre, les bocages aux alentours, la chaleur douce fraîche de la lumière, l' eau comme l' âme, l' âme dans l' eau, le reflet de l' eau, c' est l' âme. Elle rit, elle vit, elle marque quelques cercles de souvenir, ce qui est à la surface c' est le souffle de l' âme, c' est l' âme qui respire.

Le vent dans les arbres, l' esprit.

La lumière, la conscience des choses, la mesure des choses.

Les nuages, quelques imprévus de la vie, qui passent... Ce qui les rends beaux, c' est la lumière, parfois plus sombres, et dans le sombre il y a toujours le profond, car on ne peut distinguer, voir dans l' obscurité. Le profond c' est le fond de l' âme, indicible. Chaque être a une âme.

L' oiseau , la fleur, l' arbre...

L' esprit souffle à l' âme ce que la conscience éclaire par un mouvement perpétuel...

Le changement, les fleurs qui fânent, l' eau qui se retire, c' est juste la mort. Un passage. Est-ce véritablement un changement  ? Du point de vue matériel oui.

Ce paysage, je le partage avec toi.

Je vais me nicher près de toi, la douceur, le plaisir, le désir joyeux, la sérennité dans tes yeux, la finesse de tes mains, nobles qu' elles sont, belles !

Tes yeux doux, yeux de jais noirs ! Simple, brillant, sage, rationnel et irrationnel, naturaliste (?), droit , fier comme un cheval sauvage, tu ressembles au Prince. Sur ta monture, habillé en blanc, des draps bleus, des bracelets rouges, et aux pieds, des colliers d' or.

Déposer une délicate pétale de rose... A travers la lumière, j' y verrais, au-travers de ce bloc (g) de sucre de Toile, ou toile d' araignées, un doux reflet pourpre veloûté ou un doux sucre fondu, liquide,... mais dans les 2 cas, doux !

Par Marie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 14 avril 2006

Hier au soir je m' attardais sur les berges des rivages "politiques". Aujourd' hui j' ai pris le bateau et suis passée tout près des pommiers du Japon. Ils sont rosés, les cerisiers eux, fleurissent blancs.

Ce n' est pas encore juin j' ai donc le temps d' apprendre à naviguer. Sur un bateau, on visualise ce qu' on a laissé sur la berge, on tente de comprendre, de ramener à soi ce qu' on a vu au-dehors.

Or hier, qu' ai-je vu ? Une cerise dans la bouche et le noyau dehors. Plus tard dans la nuit, alors que je prenais le sommeil , le bateau se faufilait à l' horizon. Hier encore je fus seule, et hier encore je réfléchissai au pourquoi du rejet d' un noyau. La seconde d' avant le plongeon dans le songe, l' accouchement me vînt à l' esprit. Et si on gardait toujours une partie de l' enfant qu' on pousse au monde ? Ce n' est pas un rejet, vous l' aurez compris. Catapulter dans la vie ! Est-ce cela , naître ? La maternité, en soi, c' est ce qu' on garde à chaque naissance et ce qui est donné à l' enfant pour toute sa vie ? Mais qui est en nous avant que semence pointe ?

Ce matin, une question me triturait la cabosse : est-ce qu' un noyau peut faire pousser un arbre ? Dictionnaire ouvert, question à l' entourage et OUI , OUI c' est ainsi qu' un arbre pousse ! L' enfant, fruit de l' amour ! Le noyau sorti, il peut lui aussi grandir, et engendrer à son tour (d' habitude on dit que la terre s' unit à la semence pour imager la sortie d' une pousse). Car si on m' avait dit que c' était la fleur de l' arbre, l' image de la maternité me serait parue moins concevable, puisque pour l' instant, je navigue. Et cette fin d' après-midi, en même temps que j' avais cette ptite réponse, j ai fait comme les colverts aux derniers rayons chaleureux, jles ai copié, en se mettant face au soleil, séché les plumes et les pattes oranges sur le tronc d' un arbre centenaire, captant l' appréhension, l' appréhension qui vient dans l' être, qui se fait unique dans le corps, après avoir digéré et compris, vient le moment de l' admiration ou de la contemplation.

 Ce n' est pas encore l' été, je resterai près de cette lumière diaphane. Préparer un nid, savoir qu' en soi on est en potentialité. Qu' un jour, le bateau et moi, on aura imprimé dans l' eau la direction d' une âme qui se cherche. Le bateau mène, l' homme dirige, oriente. Mais le bateau avance avant nous.

Non, il n' y aura pas d' homme d' entre les hommes sur l' autre rivage pense-je ; c' est une déduction trop logique, trop prédictive, trop comme dans les films.  La mer dégagée, l' horizon pour unique paysage. Rester là à rêver à Lui. Comme si... Et comme si à l' instant, ces colverts... Un jour viendra où le Prince m' apparaîtra dans toute sa noblesse de coeur, en pleine nature ou en ville, en pleine nuit , rien n' y changera, puisque maintenant je sais que tout a un ordre, que ce que j' observe a un sens, et qu' il est saisissable à n' importe qui, seul le moment importe. Et c' est bien cela le Destin. C' est un moment choisi par qui saisit en même temps que soi, à deux, mais qui nous laisse la liberté. Pas de milieu, des intervalles de chaque côté. Non, décidément , Il ne sera pas ma moitié... Que les 2 pattes du colvert s' en rappellent, que le pommier rosé laisse passer l' Ange dans ses branches...Qu' un jour ou ce sera peut-être une nuit, j' accouche !  Mais laissons passer encore ce vent sur nos joues et planer nos pensées lointaines jusqu' au plus profond de cet horizon bleu vénitien.

 Qu' un noyau fait pousser un cerisier ! Extraordinaire ! En faut-il si "peu" parfois pour ne plus craindre la vie , l' Autre ?

 

Par Marie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 28 janvier 2007

On y est !

Je l ai jamais étée !

Je n' ai pas la preuve mais je sais que oui jsuis foutue ! A la poubelle la ptite Marie !

Au début on tire la gueule, après on devient hilare, après on a envie de le répéter à tout le monde (ce que j ai évité car bon les gens n' y sont pour rien), et à la fin , ça change rien, car depuis le début c' était ainsi !

Sacrée expérience que le cocufiage ! Ah oui je vous jure ! Certains en jouissent !

Aucune reconnaissance rien, c est encore pire que pas de confiance !

J' aimerais m' effacer et être transparente dans les murs de cette ville oú je crépis de passion comme une bûche qui se consumerait  sans pouvoir dégager aucune chaleur. ça n existe pas cela, mais je suis cela.

Bye à plus !

Par Marie Z
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 28 janvier 2007

Juste une pensée pour lui, car je viens juste de recevoir un courriel de lui me montrant son entreprise informatique monter. ça doit faire 2 ans que j' ai pas de nouvelles, et n' en attendais pas d' ailleurs.

Gregor n' a pas été juste un passage. J' errais dans les rues genevoises, et lui m' a prise pour une clodo au début.

C' est vrai que j' ai l' air un peu vagabonde, ne sachant pas toujours où aller et attendant parfois de grands bras pour m' y réconforter.

Il faisait un froid horrible, il fallait traverser ce pont avec une bise qui vous traversait les vêtements et glaçait les os.

Combien de fois avons-nous échangé quelques pensées profondes, existentielles, sur la nature de l' homme et la compréhension du monde, autour de verres d' alcool forts, beurk.

Sensibles , les coeurs à vif, marqués par les expériences de la vie, on essayait parfois de se concurrencer dans le malheur de nos vies. Lui avait connu toutes les couches sociales, du plus bas au plus haut, et il aimait plus que tout parler avec les gens.

Moi je l' écoutais, et des fois je le trouvais orgueilleux. ça m' est souvent arrivé avec les mecs, cette forme de plus d' expérience , de supériorité soit parce qu' ils étaient plus âgés que moi, soit pour des raisons obscures, ou soit parce que je refusais de grandir.

Gregor ! Une âme de poète !

Finalement, je crois que c' était le plus désintéressé des hommes que j' ai connus. Un qui ne parvient pas à vous sauter dans un hôtel. Ma chute est basse yes...

Et comment ne pas me rappeler l' effet qu' on produisait à chaque fois qu' on rentrait dans ce bar ? On a souvent dit qu' on formait un très beau couple, mais on n' était pas ensemble, car Gregor et moi, on était libre avant tout ! On se marrait ! Que nous importait que les gens sachent ou non la vérité sur nous ? On faisait croire que c' était vrai et ça nous réconciliait un peu avec les bonnes intentions des gens ! Gregor était plus acide et pessimiste que moi à ce sujet. Ou voulait-il le faire croire.

Mais ces instants d' admiration des autres et le sentiment qu' on pouvait apporter du bonheur juste en faisant croire qu' on était ensemble m' apportait une joie printanière ! Et j' essayais de m' imaginer ma mère aux côtés de mon père, comme ils étaient bien ensemble, avant que... ! Alors je savais que moi aussi, j' aurai (s) un jour, droit, à être heureuse .

Ce serait peut-être pas Gregor, mais je n'avais qu' à attendre et cela adviendrait !

A présent, j' avoue ne plus trop savoir...

Par Marie Z
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Publicité

Au fil du Temps

Le site du livre 

Lectures

  Mes archives du mois de décembre 2005 et janvier 2006 !


W3C

  • Flux RSS des articles

Présentation

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus